DRÔLE DE DAME À MONTE-CRISTO, pièce montée par Jean-Pierre Jumez
       
   
   


Michel HERUBEL

- Michel Hérubel, que présentez-vous ce soir ?

- Entre autres une biographie de Surcouf et "Anna", l'histoire d'une femme ayant un oncle au KGB.

- Dame McKrane ?

- Je n'ai ni envie, ni sympathie, ni mépris, mais une grande affection pour cette lady qui fait du bien à notre fondation. Quand on parle de fantôme, je suis au premier rang. Je suis Normand. II y a une sorte d'osmose entre le fantôme normand et le fantôme anglo-saxon, ce monde si bien décrit par Maupassant. La moitié des contes normands parle de fantômes. II y a une unité dans l'apparition. Moi j'écris des nouvelles sur les fantômes. J'ai même personnellement vécu une histoire de fantômes, mais ce serait trop long.

- Vous êtes trop jeune pour que votre histoire soit longue, allez-y !

 


- Je me trouvais près de Bayeux, à Ryes, exactement. J'étais dans une maison qui appartenait à ma mère. A 1 h du matin, j'ai senti cette présence fraîche, inexplicable, indescriptible. C'était dans ma chambre. Le lendemain, et je puis vous assurer que c'est vrai, cette personne qui m'était apparue était morte. C'était en 1955. J'en ai d'ailleurs fait une nouvelle. A partir de ce moment, je me suis intéressé aux choses ésotériques. C'est ainsi que j'ai connu Louis Pauwels, que je suis rentré à "Planètes", et que je me suis mis à écrire sur tout le para-normal.

- Ainsi Victor Hugo à Jersey, et vous à Bayeux !

- Laissez-moi toussoter.

- Vous acceptez que dame McKrane soit enterrée dans le parc ?

- Oui, tout à fait.

- Parce qu'elle paye, vous lui donnez un territoire sacré !

- Non, c'est parce qu'elle aime les fantômes que je lui accorde ce droit.


 

 


 
 
             
     
                   
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